Propagation de la maladie par le biais des médias sociaux

6 décembre 2011

Comment Facebook est en train de faire revivre la pratique oubliée des « varicelle party »

Je me souviens d’avoir eu la varicelle quand j’étais enfant. J'ai eu quelques démangeaisons gênantes sur mon corps et j'ai manqué quelques jours d'école, ce ne fut pas la fin du monde. Cependant, à cause de mon jeune âge, je n'avais aucune idée que quelque chose comme des «varicelle party» faisaient rage au début des 1980. Ils ont finalement arrêté lorsque le vaccin contre la varicelle fut introduit en 1995. Mais maintenant, avec tant de parents étant contre la vaccination en général, ils sont de retour et les gens qui organisent de tels événements contactent les participants potentiels à travers les médias sociaux comme Facebook.

Des regroupements viraux:
Tout a commencé lorsque quelqu'un a mentionné sur Facebook qu'il avait des sucettes infectées par le virus de la varicelle à expédier par FedEx à quiconque était prêt à payer 50 $ pour mettre la main sur un des bonbons. Le message est rapidement devenu viral et se propagea parmi les parents qui étaient prêts à payer pour recevoir par la poste des sucettes et même d'autres articles infectés comme des serviettes. Le message n'est plus sur Facebook, mais certains éléments pourraient avoir été déjà expédiés, il n'y a aucune preuve indiquant le contraire. Les responsables de la santé ne comprennent pas pourquoi les parents pourraient envisager faire une chose pareille. D’une part, ils ne sont même pas certains que le virus survivrait au voyage. D'autre part, des bactéries et Dieu sait quoi d'autre, pourraient se développer lors du transport et toute personne manipulant les paquets infectés pourrait tombée malade.

Des groupes Facebook comme « Chicken Pox Party Line » sont de plus en plus populaire sur le réseau social. Et les fêtes ne se limitent pas à vouloir infecter les enfants de la varicelle. D'autres maladies comme la rougeole, les oreillons ou la rubéole, sont aussi dans le radar de certains parents. Les parents qui sont membres de ces groupes affirment qu'ils sont prêts à prendre le risque que leurs enfants développent une immunité naturelle contre le virus au lieu de les forcer à recevoir un vaccin. Depuis son introduction en 1995, le vaccin contre la varicelle s'est avéré très efficace et aucun effet secondaire grave n’a été signalé après qu'un enfant ait été vacciné. Le vaccin a contribué à réduire les cas de varicelle rapportés de 9000 à 4000 lors de son introduction et parmi ces cas rapportés, 100 d’entre eux furent fatals.

Mettre les gens en santé à risque:
S'il est compréhensible que certains parents craignent de voir leur enfant souffrir d’effets secondaires causés par un vaccin, il est difficile d'imaginer pourquoi ils veulent volontairement exposer leurs enfants en parfaite santé à une maladie contagieuse comme la varicelle. Un autre problème avec ces fêtes est qu'elles sont dangereuses pour d’autres personnes, pas juste les enfants. Des adultes, des adolescents et des enfants qui sont trop jeunes pour être vaccinés sont plus à risque de contracter le virus. La même chose peut être dite pour les personnes dont le système immunitaire a été affaibli par la chimiothérapie. La varicelle est plus difficile à guérir lorsque la personne malade est adulte et les effets secondaires vont de légers à graves à mortels.


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